Eaux chaudes sanitaires

Dans quel contexte ?
Pour qui ?
Critères analysés ?
Délai d’analyse ?
Normes en vigueur
Risques sanitaires

Dans quel contexte ?

Les eaux chaudes sanitaires doivent être analysées pour détecter la présence de légionnelles. En effet, ces bactéries peuvent entrer dans les muqueuses et contaminer l’organisme humain.

Les sanitaires sont un lieu privilégié pour la multiplication des légionnelles : les jets d’eau (chaude notamment) favorisent leur expulsion. Il est donc indispensable de les contrôler afin d’éviter tout risque sanitaire au niveau des douches ou d’autres équipements.

Les installations à risque sont :

  • les tours aéroréfrigérantes des systèmes de climatisation,
  • les douches des réseaux d’eau chaude sanitaire,
  • les bains à remous ou à jets,
  • les humidificateurs, nébulisations, brumisations,
  • les soins thermaux,
  • les fontaines décoratives.

Pour qui ?

Les analyses des eaux chaudes sanitaires concernent :

  • les responsables d’établissement recevant du public (établissements médicaux, centres sportifs, maisons de retraite, crèches, campings, hôtels, etc.)
  • les particuliers.

Critères analysés ?

Le Laboratoire Départemental des Eaux prélève des échantillons d’eaux chaudes au niveau des douches et des chaufferies, afin de détecter la présence de légionnelles.

Délai d’analyse ?

Le laboratoire effectue les prélèvements du lundi au jeudi. En cas d’urgence, des interventions peuvent être envisagées le week-end.
Dès leur arrivé au laboratoire, les échantillons sont traités sans délai.

Le rendu des résultats varie en fonction des caractéristiques de l’analyse ou du germe recherché.

  • Analyse microbiologique : de 48 à 72 heures.
  • Analyse physico-chimique : de quelques heures à 5 jours, suivant le(s) paramètre(s) analysé(s).
  • Analyse de légionelles : 10 jours selon la norme en vigueur.

Des rapports d’analyse partiels peuvent être envoyés à la demande du client si l’ensemble des analyses n’est pas terminé.

Normes en vigueur

L’arrêté en vigueur est celui du 1er février 2010 relatif à la surveillance des légionnelles dans les installations de production, de stockage et de distribution d’eau chaude sanitaire.

Risques sanitaires

Le principal risque est la légionellose. Les légionnelles sont des bactéries vivant dans les eaux douces de surface : cours d’eau, lacs, étangs… À partir de ces lieux naturels, les légionnelles colonisent certains milieux hydriques artificiels (les réseaux d’eau chaude sanitaire et les réseaux de refroidissement utilisés en climatisation).

Le développement de la bactérie est favorisé par :

  • une température de l’eau comprise entre 20 et 45°C,
  • une stagnation de l’eau,
  • une corrosion et un entartrage très développés des canalisations.

La transmission des bactéries à l’homme se produit par inhalation de micro gouttelettes contaminées. Elle est rendue possible lorsque l’eau est pulvérisée ou impactée sur des surfaces ou lorsque l’air bouillonne dans l’eau. L’ingestion d’eau contaminée par des légionnelles n’entraîne pas de pathologie.

L’infection par les légionnelles se traduit par deux types de maladies :

La fièvre de Pontiac

C’est la forme bénigne de la maladie qui se traduit par un syndrome pseudo-grippal caractérisé par une forte fièvre, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des vertiges. Cette maladie évolue spontanément vers la guérison et est de ce fait mal connue.

La maladie des légionnaires

Cette maladie au nom « guerrier » est la forme la plus grave et se manifeste par de nombreux signes cliniques de type :

  • température élevée,
  • toux sévère,
  • céphalées intenses,
  • troubles digestifs (diarrhées le plus souvent),
  • troubles neurologiques (généralement de type encéphalite).

En savoir plus : www.sante.gouv.fr/legionellose.html

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